Dimanche 13 décembre 2009
7
13
12
2009
19:22
L’analphabétisme est un fléau qui nécessite un combat de chaque jour! La réforme des lycées est une page de ce combat en France! Plutôt calme d'ailleurs si l'on fait une
comparaison avec les batailles du passé depuis 1968! La France est dans cette bataille depuis maintenant plusieurs siècles si l’on songe aux travaux menaient par Napoléon
III avec son Ministre de l’Instruction publique Victor Duruy dans les années 1860! Des travaux repris par la 3éme République concrétisés par
Jules Ferry en 1893!
La France de l’époque était essentiellement rurale, la nature, le
travail des champs, le soleil, la nuit, rythmaient la vie des français. La jeunesse était dans les champs pas dans les écoles ! C’était
l’agriculture bien plus que la culture ! On cultivait les champs plutôt que les esprits. Les âmes appartenant à l’Eglise !
Je crois, depuis des années, en ayant lu René
Grousset et son Bilan de l’Histoire, que chaque peuple vit à sa vitesse et s’élabore peu à peu ! Si la France vit en 2009, d’autres vivent
à des périodes différentes m’a-t-il appris!
Ce dont on souffre le plus, en ce moment avec la mondialisation,
c’est cette volonté un peu folle et d’unifier des peuples qui vivent à des époques différentes ce qui provoquera fatalement des conflits d’incompréhension au minimum et des frictions
interculturelles et religieuses! La religion devra, toutes les religions devront lâcher du lest face aux sociétés civiles sinon, nous ne pourrons qu’aboutir à des conflits
violents!
Ces confrontations futures pourront être évitées si l’on est prudent
avec le dosage ! Si l’on prend garde à ce que les peuples comprennent et pour cela, il faut maîtriser la lecture et l’écriture ce qui est loin d’être le cas pour le
moment !
Je présente l’article suivant sur l'état d'alphabétisation de nos voisins les plus
proches de l'autre côté de la rive qui ne devra ne pas être pris à un degré malveillant par mes habituels désinformateurs!
Il est une réalité dont les jeunes, originaires de ces pays, doivent réaliser afin qu’ils comprennent que la France est une
chance pour eux et non un malheur !
Gérard Brazon
Le monde arabe en tête du hit-parade mondial de l’analphabétisme
Paru sur le bulletin Wired for WOMEN’S RIGHTS In
Morocco n°230.
Sur les 300 millions d’individus qui
constituent la population arabe, il y a environ 100 millions d’analphabètes. Selon Lahcen Maddi, le secrétaire général de la Ligue marocaine de l’éducation de base de la lutte contre
l’analphabétisme, ce sont les femmes qui sont le plus touchées par ce fléau, puisque la proportion
des analphabètes avoisine 60% parmi les personnes de sexe féminin.
Malheureusement, cet article de presse n’analyse pas davantage les aspects sexospécifiques de ce phénomène. Même le continent africain fait mieux que lui. Cet état des lieux, à la fois triste et alarmant, a été fait samedi dernier à Rabat
à l’occasion de la célébration de la Journée arabe de lutte contre l’analphabétisme (12 janvier). Il est vrai que les pays arabes sont diversement touchés par ce fléau, mais la situation n’en
demeure pas moins grave et en dit long sur l’ampleur du retard accumulé des années durant.
Au Maroc, malheureusement, le tableau n’est guère plus reluisant, selon le secrétaire général de la Ligue marocaine de l’éducation de base de la lutte contre l’analphabétisme, Lahcen Maddi. Les efforts déployés ces dernières années ont certes porté leurs fruits puisque le taux
d’analphabétisme a été revu à la baisse, mais pour autant le nombre des analphabètes reste élevé : 40 % de la population marocaine de plus de 15 ans ne sait ni lire ni
écrire.
Mais, qu’il s’agisse du monde arabe ou du Maroc, le constat d’échec est avéré. La rencontre initiée par la Ligue à l’occasion de la
célébration de la Journée arabe de la lutte contre l’analphabétisme a permis une fois encore de mettre l’accent sur la situation épouvantable dans le monde arabe et sur la
nécessité de relever ce défi qui constitue un véritable frein au développement humain .
« La célébration de cette journée procède de notre conviction profonde au sein de la Ligue marocaine de l’éduction de base, que la lutte contre l’analphabétisme constitue la clef pour
éradiquer le sous-développement, l’exclusion et l’ignorance et partant édifier une société démocratique et moderniste », a affirmé Lahcen
Maddi. Au fait, on savait depuis toujours que les pays arabes sont à la traîne quant à la question de l’alphabétisation, mais, ce qui est
nouveau peut-être, c’est le constat d’échec reconnu et assumé et la nécessité de revoir les approches adoptées jusqu’à lors dans ce domaine. En effet, force est de reconnaître, les chiffres sont
d’ailleurs très éloquents à cet égard, que les efforts qui ont été fournis et les plans d’actions mis en œuvre ont eu peu ou aucun effet notable. Sur les 300 millions d’individus qui
constituent la population arabe, il y a environ 100 millions d’analphabètes. Selon Lahcen
Maddi toujours, ce sont les femmes qui sont le plus touchées par ce fléau, puisque la proportion des analphabètes avoisine
60% parmi les personnes de sexe féminin.
Un rapport publié par l’ALESCO (Organisation arabe pour
l’éducation, la culture et les sciences) ne fait pas dans la dentelle non plus puisqu’il rappelle que les pays arabes arrivent en tête du peloton des pays qui comptent le plus
d’analphabètes. Le
rapport souligne aussi et surtout que le phénomène ne risque pas d’être endigué dans les prochaines années au vu du rythme où vont les choses. Même si certains pays sortent du lot puisqu’ils ont
pu réaliser des résultats honorables, le monde arabe reste le premier dans le hit parade mondial de l’ignorance. Ainsi si des pays comme la Syrie, la Tunisie et la Lybie ont pu réduire
considérablement ce taux, d’autres comme l’Egypte, le Yémen, l’Algérie, le Soudan et le
Maroc pataugent toujours dans ce fléau.
Pis, ces cinq derniers
pays groupés totalisent à eux seuls 78 % des analphabètes du monde arabe. Qualifié de douloureux, cet état des lieux montre, selon Lahcen Maddi, la relation dialectique entre l’analphabétisme et les habitudes de
lecture.
Le secrétaire générale de la Ligue
nous apprend ainsi que la moyenne du temps consacré à la lecture dans le monde arabe ne dépasse pas 6 minutes par an alors que dans le monde occidental cette moyenne frôle les 12.000
minutes par an. La différence est astronomique et prouve qu’il n’y a pas de commune mesure entre les deux parties. Par la force des choses, cet état de fait influe sur le marché de
l’édition des livres. C’est ainsi que le monde arabe édite annuellement 1.650 livres, en tout et pour tout. Alors que dans les pays occidentaux, le nombre de livres
édités chaque année avoisine 85.000, soit plus que le cinquantuple. Visiblement, la situation tendance ne risque pas de s’inverser de sitôt.
Il est même à craindre que la
différence se creuse davantage. Au Maroc par exemple qui a été cité dans le rapport de l’ALESCO parmi les lanternes rouges, l’éradication de l’analphabétisme n’est pas pour
demain. Les efforts du gouvernement et de la société civile achoppent sur le phénomène de la déperdition scolaire. Lahcen
Maddi indique ainsi que les statistiques du ministère de l’Education nationale font état de 400.000 élèves qui quittent les bancs de
l’école chaque année. Selon le même département, un million d’enfants ne trouvent pas une place au sein de l’école chaque année. De plus, selon une étude de la banque mondiale,
25 % des élèves marocains terminent leurs cinq premières années à l’école sans avoir acquis les compétences nécessaires en matière de lecture, d’écriture et de
calcul. C’est dire qu’il faut revoir de fond en comble les stratégies adoptées et prendre des mesures courageuses loin de toutes les surenchères pour reprendre les
termes du rapport du cinquantenaire.
http://www.genreenaction.net/spip.php?article6270
http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=11692
Derniers Commentaires