Melenchon dîner de cons - par Gilbert Collard

Publié le 1 Mars 2012

Par Gilbert Collard

CollardMonsieur pugiladas rêvait d’être un moment dans le cirque Amar où allaient s’affronter pour le bonheur de l’audimat Jean –Luc Mélenchon et Marine le Pen. Voilà ce qu’est la télévision politique aujourd’hui ! La chaîne impose ses invités, veut obliger une candidate de poids à débattre avec un candidat de plume de paon, qui n’a aucune chance d’être au second tour, qui ne représente pas grand-chose, sinon lui –même, c’est-à-dire coups de gueule, grimaces, doigt pointé,  dents sous groin, vociférations, exécration, et, en prime, pour qui l’a en face, postillons d’un cru qui n’est pas chantons sous la pluie. C’est matamore, épée de bois, petit soldat du PS pour ramener la gauche verbale dure, en contrepartie d’un quelque chose, dans l’urne socialiste. Aucun intérêt d’aller perdre son temps à débattre avec lui, qui se prend pour un porte-voix ambulant, une Castafiore de la lutte des classes réduite à la guerre des boutons.

Alors fallait-il débattre ? Dans la mesure où le débat était imposé, non ! Dans la mesure où le débat opposait l’insulteur sonore et compulsif à l’insultée, non !  Il n’empêche qu’on aurait aimé renvoyer le tonton flingueur chez Audiard dont il pastiche la phrase, histoire de lui mettre un silencieux sur l’entonnoir qui lui sert de portevoix.

Je n’ai aucune sympathie  pour Brasillach. Mais que Jean Marie le Pen ait cité le poète, que je n’aurais pas cité, mais c’est son droit, autorise-t’il  « l’imprécateur banlieusard », à lâcher son artillerie de crachotements sur Marine le Pen ? A trop vouloir donner des leçons, il va se retrouver en caleçon, le Mélenchon !

 On voudrait bien sortir des années d’occupation, mais elles occupent tellement la mauvaise conscience des bonnes consciences, qu’elles reviennent dans le débat par n’importe quelle porte. Dieu sait que les talents pour les ouvrir ne manquent pas…  Pourquoi ?

Mélenchon qui marche au pas avec le parti communiste n’ignore pas que ses alliés furent au temps de la collaboration les premiers amis des Nazis à travers le pacte germano soviétique et que l’Humanité se lisait librement à l’ombre de la croix gammée… Que François Mitterrand était titulaire de la Francisque numéro 2022.

Il reproche à Marine de n’être point sorti de la salle quand son père a cité Brasillach, mais lui, cette hallebarde, que n’a-t-il quitté le PS devant Bousquet ou  Mitterrand, traité d’ailleurs de maréchaliste par Klarsfeld ? Pourquoi ne condamne-t-il pas la direction du parti communiste des années 80, qui demandait un arrêt de l’immigration, les propos de Georges Marchais, son modèle, qui hurlait que le seuil était atteint ?

 Rien à foutre de ces hypocrites !

A vingt-sept ans, le vieux pot de confiture politique qu’on voit aujourd’hui, s’installe sur l’étagère de l’épicerie, comme directeur de cabinet du maire de Massy, puis conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général, et enfin, grâce au PS, sénateur à trente-cinq ans, ministre… Un révolté des boudoirs républicains, en somme ! Un sénateur !Un sénateur ?  Un retraité politicard, c’est tout !

Et le peuple pourrait l’écouter ? Quelle blague ! Tout ce qu’il veut, c’est un poste dans un gouvernement socialiste, une place, un bonne, une belle, parce qu’il aura ramassé les confettis rouges sur sa route pour Hollande. C’est un réac, ce type, et de la pire espèce, la stalino- gueularde, la brutale, la policière, style Stasi, KGB !

 En fin de compte, je pense que Marine le Pen a bien fait de ne pas débattre avec Mélenchon, finalement ce fut un dîner de con dont Mélenchon fut le seul invité !  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

rosalie 01/03/2012 14:30


Bonne description, c'est exactement ce que je pense de cet arriviste qui trompe ses électeurs potentiels pour arriver à ses fins, c'est à dire un poste dans le gouvernement socialiste si, par
malchance, Hollande arrivait à l'Elysée.

L'En SAIGNANT 01/03/2012 12:14


Tout à fait d'accord; analyse parfaite.

DUPONTDULAC 01/03/2012 11:40


Ouf Maître de la main vive ! In mano véritas !