La chasse au Front National Journal - par Le Progès.

Publié le 29 Avril 2011

Syndicats : la chasse au Front National est lancée dans les sections départementales

 

 

Pour les manifestations du 1er mai, la CGT a choisi son thème. Ce sera « contre le racisme et la xénophobie ». (Un thème tout à fait syndical vous l'aurez remarqué Note de Gérard Brazon). Cette décision s’inscrit en réponse à la montée des idées du Front National au sein même des strates de l’organisation syndicales. À la CGT mais pas seulement.

Lors des élections cantonales, cinq responsables des principaux syndicats se sont présentés sous étiquette FN. L’affaire a fait grand bruit et a interpellé.

À la CGT, elle a été prise au sérieux. Surtout que depuis l’exclusion et radiation des brebis galeuses intervenues au sein des différentes centrales, le parti de Marine Le Pen a décidé de créer le Cercle national de défense des travailleurs syndiqués (CNDTS). En attendant de faire plus (lire ci-dessous). (On comprend mieux, compte tenu de la nouvelle loi sur la représentativité dans les entreprises mis en place par Nicolas Sarkozy, l'inquiètude des syndicats qui n'ont désormais plus de monopole. Désormais, un syndicat pour être représentatif doit faire 10% aux élections professionnelles pour être représenté par des élus dans les instances de l'entreprise. Note de Gérard Brazon

La tentative d’entrisme du FN n’est pas nouvelle. Au milieu des années 1990, il a fait une première tentative d’implantation dans le monde syndical. En 1997, 66 listes prud’homales (sous étiquette CFNT) avaient même été déposées un peu partout en France, avant d’être interdites.

La menace est donc bien réelle. « Il ne faut pas se voiler la face. La CGT est un échantillon de la société et elle est donc traversée également par le discours xénophobe, explique Pascale Darnet, secrétaire départementale CGT. Le phénomène est mis en avant par un gouvernement qui se place sur le terrain du FN (identité nationale) ».

La secrétaire s’interroge sur les valeurs que la CGT véhicule par rapport à celles du parti frontiste : « Elles sont antinomiques. Pour nous, un salarié compte pour un. Nous ne faisons pas de différence et la préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme ». (Bien entendu, aucune analyse sur les conséquences de l'immigration sur la baisse des salaires. De même, aucune analyse sur le fait que cette immigration fait le jeu du MEDEF. Note de Gérard Brazon).

Comment lutter alors contre la diffusion de ces idées ? « Il a été clairement exprimé à nos adhérents que les propos racistes et xénophobes sont interdits publiquement et en interne. On n’accepte pas la banalisation des propos racistes, ne serait-ce qu’à travers une blague, poursuit Pascale Darnet. Face à tout manquement à cette règle, les adhérents s’exposeront à des sanctions.  Car, au-delà, c’est face à une menace d’instrumentalisation que le syndicat s’organise. (Même pas une blague? La dictature de la pensée en marche. Heureusement, il reste les Belges, les Suisses et les franchouillards).

« Nous sommes très attentifs aux tentatives d’infiltration du FN, commente Pascale Darnet. Nous avons fait passer le message à nos adhérents qui sont des cibles potentielles » (Rien que ça). La secrétaire CGT ajoute qu’elle n’a pas noté, pour l’heure, de dérives (Idem) dans la Loire. Tout du moins ouvertement.

Le constat est identique à la CFDT mais là aussi la prudence est de mise. « Nous essayons d’amener le débat dans les entreprises afin d’éviter que les gens regardent par le petit bout de la lorgnette. Ce n’est pas facile parce qu’il y a beaucoup de tabous, constate Luc Thoral, secrétaire départemental. « Nous essayons de donner la parole aux salariés pour que chacun puisse se responsabiliser plutôt que de faire confiance à des discours extérieurs.

Luc Thoral considère qu’il faut bien distinguer le syndicalisme du politique. « Nous enregistrons de nouvelles adhésions depuis le mouvement contre les retraites. Ce qui prouve que la confiance dans les syndicats est bien là ». Ce qui, à ses yeux, n’est pas le cas vis-à-vis des politiques. « Les Français attendent beaucoup des élus et ils sont très déçus. Les discours extrémistes, que nous combattons, constituent alors un refuge pour certains ».

 

« Les salariés le savent, il n’y a que le FN pour sauver leur boulot » estime Charles Perrot, secrétaire départemental Loire du FN

Avez-vous constaté, dans notre département, une croissance d’adhésions de syndicalistes ?

« Depuis six mois, dans la Loire, nous avons enregistré six ou sept nouvelles adhésions issues de gens qui ont des orientations syndicales marquées et qui sont à jour de leur cotisation. Ils ont fait la démarche pour la valeur travail que nous défendons ».

Qu’entendez-vous par « valeur travail » ?

« Dans les entreprises, les salariés n’accordent plus de crédit aux syndicats qui défendent des prés carrés avec dogmatisme. La valeur travail n’existe pas pour eux, car ils ne tiennent pas compte de l’évolution de la société. Ils vivent dans une bulle et ne représentent plus rien dans les PME-PMI. Nous, on ne défend pas les avantages acquis des fonctionnaires mais le travail et l’entreprise, sans discours politisés. Nous sommes les seuls à défendre la valeur travail, la production française pour les Français, face à une mondialisation abominable, remise en cause aujourd’hui. Les salariés le savent, il n’y a que le FN pour sauver leur boulot ».

Les syndicats traditionnels seraient-ils condamnés à périr ?

Oui, le syndicalisme est en train de crever. Il ne représente que 7 % des travailleurs français. Le taux le plus faible en Europe. Ils sont présents là où il n’y a pas de souci de perte d’emplois. Le secteur public est leur dernier bastion. Lorsqu’on regarde des représentants CGT s’exprimer à la télé, deux fois sur trois c’est pour défendre quelqu’un issu de l’immigration. Ils vont chercher des travailleurs étrangers pour exister. Les syndicats sont le refuge des médiocres (sic). Les délégués sont là pour s’autoprotéger et se foutent bien du travail.

Est-ce pour cela que le parti que vous représentez veut créer ses propres syndicats ?

Il faut changer de discours dans ce pays. Quand nous arriverons au pouvoir, l’idée est de créer des forces corporatistes, des unions de personnes par branches professionnelles qui défendront leur métier, comme cela se fait en Allemagne. Il s’agit de s’organiser au sein de chaque filière, privée ou publique, sans position politique. Il y a quinze ans, on avait déjà réfléchi sur le sujet, mais à l’époque le choix avait été fait de ne pas livrer son contenu pour ne pas s’exposer un peu plus. Ceux de 1995 ont été fusillés dans leur carrière professionnelle, par leurs copains de la veille et par leur hiérarchie ».

Le Journal le Progrès

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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MASCARA83 29/04/2011 17:55



Je n'ai lu que qq bribes sur la CGT, ce que je puis vous affirmer c'est que travaillant sur le port Autonome des B du Rh il y a une 40e d'années de cela, ce syndicat faisait appel qu'à des
membres chevronnés de ses adhérents pour un débarquement de poids lourds sur les quais de la Joliette. Il y avait souvent pas mal de contentieux pour des colis de valeurs disparus ,: parfums,
chaussures de grandes valeurs etc,etc...   Curieusement, certaines personnes arrivaient à acheter ceux-ci à moitié prix!!! peu de temps après... D'ailleurs, ce port, est, semble-t-il
resté pratiquement sans frêt depuis ++ années... Il est à noter et à souligner surtout, que tous les votes se faisaient à "mains levées" à embauche, donc, pas étonnant que ce
port soit, de nos jours évité par la plupart des transitaires de peur que leurs grèves à répétitions et impromptues laissent immobilisés leurs cargos ou semi-remorques pendant + jours et
pour  "leur pomme"...Ce qui explique qu'ils préfèrent  débarquer ou embarquer leurs marchandises en Italie ou dans d'autres villes ou ce Synsicat de gauche ne les paralysent plus!!! Je
constate malheureusement qu'en 40 ans ce syndicat, soit-disant défenseur des ouvriers,  n'a tjrs pas évolué! ce qui est bien dommage pour les travailleurs non syndiqués et dans la moïse.....


Si maintenant il officialise son combat contre le FN ,qui est un parti politique et non syndical, il faudrait que la CGT réactualise son programme
vieillot de + d'un demi-siècle et  bien plus totalitaire et dictateur que le FN ...