L'Union Européenne détruit le social et nivelle par le bas les salaires.

Publié le 4 Avril 2014

Par KARIM OUCHIKH

A l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), une manifestation s’est tenue ce 4 avril à Bruxelles pour exiger de la Commission européenne et du Parlement de Strasbourg la fin des politiques d’austérité pratiquées jusqu’à présent, « pour aller vers un plan audacieux d’investissement basé sur une politique industrielle durable et des emplois de qualité ».

Selon la CES, « l’Union européenne ne se sortira pas de la crise tant qu’elle continuera à ignorer les besoins réels de ses citoyens ».

Partout en Europe, les syndicats s’alarment avec raison de l’aggravation de la situation des salariés de notre continent qui souffrent d’un chômage endémique et d’une baisse de leur niveau de vie. Si elles dénoncent justement le tropisme néo-libéral qui anime depuis toujours les institutions européennes, ces centrales syndicales manquent toutefois leur cible en considérant que cette tendance de fond pourrait être inversée par la seule mise en oeuvre à Bruxelles d’une politique dont la dimension sociale serait accentuée.

La précarisation des salariés est inscrite dans le marbre des traités européens, lesquels ont été conçus en effet dès leur origine pour forger un espace économique uniforme, duquel doivent être progressivement abolies toutes les législations protectrices des intérêts des travailleurs et ainsi faciliter le dumping social et les délocalisations industrielles.

L’Union européenne est le ventre mou de l’économie mondiale et mais demeure aussi le trou noir dans lequel viennent se perdre les acquis sociaux. Bâtir une Europe qui n’occulterait pas les intérêts légitimes des travailleurs nécessite de tourner résolument le dos au processus autoritaire d’intégration européenne actuel qui tire vers le bas les standards sociaux, réduit les salaires et porte atteinte aux conditions de travail des salariés.

En matière de construction européenne, une révolution copernicienne s’impose : elle requiert de dénoncer sans état d’âme les traités européens qui brident la souveraineté des Etats et enchaînent la liberté des peuples.

Regagner nos marges de manoeuvre aujourd’hui perdues, y compris pour protéger nos travailleurs, tel sera le défi qu’il nous faut affronter, avec Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine, lors des élections européennes de mai prochain.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 05/04/2014 14:53


Violents heurts à Bruxelles, un policier reçoit un pavé en plein visage - Vidéo 1mn :


 


https://www.youtube.com/watch?v=EQtLZXtfsAk

Epicure 05/04/2014 14:03


Quand les "Stuka" de la faillite attaqueront le pays et l'Europe, alors les citoyens sortiront de leurs casemùates douillettes de la Ligne Maginot de leur couardise...


Pas avant, apparemment....


Des évidences qui ont besoin d'être assénnées autant renvoient à des auditeurs sourds et/ou débiles