Femme - Médecin victime d’un braquage : « C’est fini, je ne pourrai plus faire ce métier »

Publié le 25 Novembre 2011

Assises. La femme victime d’un vol à main armée, en juillet 2009 à Saint-Etienne, a évoqué hier sa vie loin de ses patients. L’accusé connaîtra le verdict ce soir.

C’est une femme qui s’était installée dans le quartier par choix : « J’aimais la Cotonne, ses gens simples, mes patientes que j’ai suivies pendant dix ans… ». De cette activité de médecin généraliste, il ne reste plus rien. Depuis le 2 juillet 2009 et ce braquage dont elle a été victime, le traumatisme est trop fort : « Je ne peux plus me voir dans un cabinet, me sentir vulnérable ». Aujourd’hui, cette femme est toujours médecin, mais médecin du travail : « Ce n’est pas inintéressant mais ce n’est pas ce que je voulais faire. Je m’ennuie… ».

Son témoignage a été le temps fort de cette première journée du procès, hier. Où l’on s’est rendu compte de la violence des faits. Il y a eu les coups, bien sûr, mais surtout « ce pistolet froid braqué sur mon front. Et ces lunettes de soleil dans lesquelles je me voyais. J’ai cru que j’allais mourir pour une paire de clés ».

Car c’est bien ça qu’étaient venus chercher les quatre braqueurs : les clés de son 4x4… qu’elle n’avait pas (voir ci-contre). Seul l’un sera arrêté : Karim Harchi. Il n’a jamais livré ses complices, trois jeunes gens du quartier qu’il dit connaître « de vue ». Ce sont eux qui lui auraient proposé ce braquage, une fin d’après-midi, alors qu’il venait de jouer au foot. « C’est pour ça que j’avais des gants » se justifie-t-il. « Et la cagoule que vous portiez ? » lui demande le président de la Cour d’assises Patrick Wyon. « Ce sont eux qui me l’ont donnée » répond l’accusé. « Ils avaient donc prévu une quatrième cagoule au cas où ils rencontreraient un complice en cours de route ? » ajoute ironiquement le président… Malaise de l’accusé, qui devra convaincre qu’il n’avait rien prémédité. Qui devra aussi persuader les jurés qu’il ne tenait pas l’arme, alors que la médecin en est convaincue. « J’ai été dépassé par les événements » dit-il en secouant la tête, désormais conscient de la gravité des faits. Il avait accepté le braquage car ses complices lui avaient dit qu’il y aurait « de l’argent à se faire ». Aujourd’hui, il risque de payer cher pour eux.

Ce 2 juillet 2009, quatre individus font irruption dans le cabinet de la médecin de la Cotonne. Elle est alors en train d’ausculter un garçon, venu avec son père et son frère. Elle est bousculée et frappée, l’un des braqueurs pointe un pistolet sur elle et hurle : « Les clés ! Les clés ! ». Il voulait les clés de son 4x4, qu’elle n’avait pas sur elle. Ils repartiront avec un ordinateur et un téléphone. Les traces ADN retrouvées sur des vêtements abandonnés permettront d’identifier Karim Harchi, mais pas ses complices.

Jean-Hugues Allard

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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Epicure 25/11/2011 12:46


derrière des cagoules et autres Capuches?

henri 25/11/2011 11:34


une forme de dissuasion serait des CAMERAS !


(hôtels ,taxis,commerces ,livreurs ;même de pizzas ,etc ...)


Les éventuels braqueurs seraient automatiquement reconnus.

Epicure 25/11/2011 10:36


Il n'y a qu'à la télé ou les films que la police  est efficace! La pluaprt des affaires ne sont pas élucidées et beaucoup d'ailleurs ont plutôt ordre de ne pas l'être!


Personne ne connait les "copains" de quartier de cet Arabe et surtout pas les polices du secteur qui sont scotchées sur leur siège de commissariat à taper de deux doigts sur leurs ordinateurs
maintenant que les machines à écrire ont été remisées ...ou réfugiés à QUATRE au fond de leur Pigeot...Il n'y a qu'en France où cela se voit!!!!!


Partout en Europe, les policeirs ne sont que deux à bord et aux USA souvent même Un seul, dont le 45 prêt à défourailler dissuade les plus hardis! Mais là-bas leurs Bras sont gros comme Nos
cuisses! et un ami américain s'est fortement amusé à photographier à Paris où nous nous promenions, une jeune flic fort mignone d'ailleurs (elles le sont souvent) pesant au moins 45 kg pour un
mètre 57....Même si elle peut défourailler auusi vite son Manhurin, je ne vois pas, sauf ceinture noire et xDan, comment elle peut dissuader une bande ce crétins...Nos flics assassinés sont bien
nombreuses et beaucoup trop sont déprimées...


J'ai dissuadé un drogué menaçant, une fois à mon cabinet...J'étais armés d'un Ruger 357magnum à canon court... et lui d'un couteau....Imaginez l'inverse? ou mieux: moi sans rien du tout que mes
bras d'intello sportif du dimanche?


Je comprends la phobie de cette consoeur et sa déception professionnelle...